Grâce présidentielle au profit de 191 détenus du droit commun Version imprimable Suggérer par mail
ImageNouakchott,  05/11/2011  -   Une grâce présidentielle au profit de 191 détenus du droit commun dont 15 étrangers, répartis sur l'ensemble des centres pénitentiaires de l'ensemble a été annoncée samedi à Nouakchott.
S'exprimant, lors d'une cérémonie à la prison de Dar Naim, le ministre de la justice, M. Abidine Ould El Khaïr a précisé que cette mesure vient en harmonie avec les politiques définies par le Président de la République et qui s'appuyant sur le respect des droits de l'homme, l'amélioration des conditions de détenus, l'humanisation des centres d'incarcération et la valorisation des conditions de vie des prisonniers.                                                             
                                             

Il a ajouté que son département accentue ses efforts sur la mobilisation de tous les moyens matériels favorisant les conditions de détenus, d'une part, et l'usage de tous les moyens juridiques leur permettant de retrouver la liberté et s'intégrer dans la vie sociale, d'autre part.

Evauquant l'intérêt de cette grâce présidentielle qui coïncide avec la fête d'El Adha, le ministre a précisé qu'elle permettra aux bénéficiaires de retrouver la chaleur familiale, d'évaluer à juste titre le privilège accordé à leur égard et de prendre conscience de la nécessité d'avoir un comportement idéal.
Au sujet de la nature des détenus profitant de cette mesure, M. Ould El Khair a précisé qu'ils sont exclus de cette grâce les prisonniers de crimes de sang, de terrorisme, de viol et de trafic de la drogue, notant que les pouvoirs publics vont payer la dîme aux personnes ayant dénoncé à leur droit au châtiment(El ghisass) à l'encontre des prisonniers qui n'ont pas les moyens de le payer et ce dans le but d'encrer l'esprit de tolérance et de fraternité qui doit régner au sein de citoyens dans ce genre d'occasion.
La libération des prisonniers s'est déroulée en présence du commissaire aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile, du Président de la Commission Nationale des Droits de l'Homme, des représentants des bureaux à Nouakchott du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme et du CICR, le secrétaire général du ministère de la justice et d'autres responsables de la justice et l'inspecteur général de l'administration judiciaire.