Pour la mise en oeuvre des recommandations du rapporteur /ONU sur les formes modernes d'esclavage Version imprimable Suggérer par mail

ImageNouakchott,  30/01/2012  -  Les travaux d'un atelier de validation d'une feuille de route de mise en oeuvre des recommandations du rapporteur de l'ONU chargé des formes modernes d'esclavage au cours de l'année écoulée ont commencé lundi à Nouakchott.

Ces recommandations appellent, de façon globale, à faire face, sur les plans économique, social, éducationnel et législatif, au phénomène de l'esclavage et à toutes ses séquelles.    

L'atelier qui dure deux jours est organisé par le Commissariat aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile en collaboration avec le bureau du Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme en Mauritanie. Il profite à des représentants des administrations judiciaires, juridiques et législatives et des organisations de droits de l'homme nationales.

Dans son mot d'ouverture, le commissaire aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Mohamed Abdellahi Ould Khattre, a souligné que la Mauritanie avait été pionnière dans l'application du contenu de ces recommandations avant même leur publication, rappelant dans ce cadre l'adoption et l'application en 2007 d'une loi criminalisant les pratiques esclavagistes par les tribunaux compétents sur toute l'étendue du territoire national.
Il a ajouté que la sensibilisation autour de cette loi a englobé toutes les wilayas et que les cas dénoncés par les victimes ou par les organisations de droits de l'homme ont été traités positivement par les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires.
Le commissaire a également fait état de la promulgation d'une loi relative à la main d'oeuvre domestique et de l'exécution de nombreux programmes dont le programme de lutte contre les séquelles de l'esclavage et d'autres portant sur la formation professionnelle des jeunes chômeurs.
De son côté, le rapporteur de l'ONU chargé des formes modernes d'esclavage, Mme Gulnara Chahinyane, a indiqué que l'organisation de cet atelier dénote de la détermination des autorités mauritaniennes à éradiquer le phénomène de l'esclavage et toutes ses séquelles. Elle a loué " les grands pas franchis, dans ce domaine, par le gouvernement mauritanien ".
Pour sa part, le représentant du bureau du Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme à Nouakchott, M. Marcel Akpovo, a expliqué que les recommandations objet de cette rencontre constituent un appui aux efforts du Commissariat aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile en matière de lutte contre l'esclavage.
L'ouverture de l'atelier a eu lieu en présence du ministre de la justice, du président de la Cour suprême, du président de la Commission nationale des droits de l'homme et de la représentante résidente du PNUD en Mauritanie.